Pollution numérique : l'impact sur l’environnement n'est pas virtuel, Novethic, 20/05/16
Concepcion Alvarez

Le développement du numérique portait la promesse de dématérialiser nos activités. Et donc de réduire notre impact sur la planète. Mais c’était sans prendre en compte le bilan carbone du secteur et de l'informatique, loin d’être virtuel. Il représente d’ores et déjà 2% des émissions de gaz à effet de serre. Autant que l’aviation civile ! Et ce taux devrait doubler d’ici 2019, avec la montée en puissance des objets connectés et les internautes toujours plus nombreux. Quelques entreprises commencent à se mobiliser pour réduire leur pollution numérique.
Chaque année, un salarié français émet l’équivalent de 514 kg de gaz à effet de serre, rien que par son activité numérique. C’est l’équivalent d’un Paris-Moscou en voiture... Un chiffre à multiplier par les quelque 27 millions de salariés que compte l’Hexagone. Quant aux besoins énergétiques, cela revient à allumer 50 ampoules basse-consommation pendant 2 000 heures pour chaque salarié. Et côté consommation d’eau, cela représente 23 555 litres, soit l’équivalent de 428 douches, là encore par salarié.
Ces chiffres, publiés par le cabinet d’analyse Green IT le 21 avril dernier, prennent en compte la fabrication et l’utilisation des équipements. Ils sont issus d’un benchmark réalisé auprès de neuf grandes entreprises, privées et publiques, qui comptent 515 000 utilisateurs et disposent de 2,6 millions d’équipements informatiques.
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source: la revue de presse de FNH