Loi biodiversité : les sénateurs refusent de fixer une date butoir à l’interdiction des néonicotinoïdes, Novethic, 13/05/16
Concepcion Alvarez

Les sénateurs ont adopté en seconde lecture le projet de loi sur la reconquête de la biodiversité. Sur la question des néonicotinoïdes, ils ont refusé de fixer une date butoir pour leur interdiction et s’en remettent à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Les sénateurs ont par ailleurs validé l’inscription du préjudice écologique dans le code civil mais renoncé à instaurer une taxe sur l’huile de palme. Le texte doit désormais passer devant une commission mixte paritaire d’ici la fin du mois de mai.
C’est l’un des principaux sujets de discorde entre députés et sénateurs au sujet de la loi biodiversité : l’interdiction des insecticides de la famille des néonicotinoïdes, utilisés dans l’agriculture et considérés comme nocifs pour les pollinisateurs, notamment les abeilles. 
Le gouvernement n’aura pas réussi à créer le consensus. En deuxième lecture, les députés avaient introduit une interdiction des néonicotinoïdes à compter du 1er septembre 2018, repoussant son entrée un vigueur d’un an et demi par rapport au vote en 1ère lecture pour "laisser le temps à la profession agricole de s’adapter".  Hier, dans la soirée, les sénateurs ont refusé de fixer une date butoir à l’interdiction de ces pesticides et acté que l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) se chargera d'identifier et d'interdire les usages des néonicotinoïdes si des produits de substitution présentent un bilan bénéfice-risque plus favorable.
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source: la revue de presse de FNH